jeudi 29 novembre 2018

#ChallengeAZ 2018 - Lettre Y écrite à Yvonne MARTHA, née HOURTE

En ce 29 novembre, le ChallengeAZ 2018 arrive à son terme ! Pour cette avant-dernière lettre, j'ai décidé d'écrire à Yvonne Hourte, une cousine de mon arrière-grand-père qui s'est a priori installée en Belgique. Je crois savoir que mon grand-père correspondait avec l'une de ses filles. Peut-être qu'un jour je pourrai retrouver la trace de cette famille et renouer le contact ?


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Jeudi 29 novembre 2018


Madame Martha, Yvonne,

Je me prénomme Sébastien et je suis l'un des descendants de vos grands-parents Pierre Hourte et Catherine Connerath. Nous sommes donc des cousins éloignés.

Vous êtes la fille ainée de Jean Hourte, banquier de Thionville, et donc la cousine de mon arrière-grand-père. 

Vous êtes née en 1894 à Thionville, ou plutôt Diedenhofen puisque la Moselle était annexée à l'Empire Allemand depuis 1871. Avec vos parents et vos deux jeunes sœurs, vous y avez passé toute, rue Castelnau. La guerre de 1914-1918 entrainera de sérieux bouleversements puisque vous devenez française à l'issue de ce conflit. C'est à la veille de vos 29 ans que vous vous mariez. Soucieux du devenir de ses filles, votre père prendra soin de choisir le meilleur parti. C'est ainsi que vous prenez pour époux Léon Martha, fils d'Ernest Martha, fabricant de tabac à Arlon.

D'après ma grande-tante, mon grand-père continuait de correspondre avec une cousine éloignée qui vivait en Belgique. Aujourd'hui, je suis persuadé qu'il s'agissait d'une de vos filles.

Après votre mariage, je perds toute trace de votre famille. Je sais simplement que vous avez eu au moins deux filles, Mady et Suzanne, et je suppose que vous vous êtes installés en Belgique. Mon idée semble être la bonne car je pense avoir retrouvé la trace d'une de vos filles dans l'historique du club d'escrime d'Arlon. On y apprend ainsi qu'une certaine "Mady Martha" faisait partie de l'équipe féminine. La date et le lieu semblent correspondre.

Je ne sais désormais vers quelle direction me tourner pour retrouver des traces de votre famille et peut-être renouer des contacts avec vos descendants, s'ils vivent encore aujourd'hui...

En attendant d'en savoir plus, je vous prie de recevoir, Yvonne, mes meilleures salutations.


Sébastien

Fabrique de tabacs et cigares Ernest Martha, place Didier, Arlon - facture du 17.4.1907 à G. Close (Collection: jmo)
Ernest Martha (1844 - 1911), marque de tabac NOLRA

mercredi 28 novembre 2018

#ChallengeAZ 2018 | Lettre X écrite à X, père inconnu de Louis-Joseph

Cette dernière semaine n'est pas aisée car les lettres du #ChallengeAZ nous donnent du fil à retordre ! Aujourd'hui, j'ai choisi d'écrire à monsieur X, père inconnu de Louis-Joseph WALENTIN, enfant né de sa relation avec Catherine VALENTIN.


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Mercredi 28 novembre 2018

Monsieur X,
Excusez-moi de vous appeler de cette manière, mais je ne sais pas qui se cache derrière le destinataire de cette lettre. Vous êtes le père de Louis-Joseph Walentin, mon aïeul à la septième génération, ce qui fait de vous, en toute logique, mon ancêtre à la huitième génération.

Voyez-vous, j'ai quelques idées sur votre véritable identité, mais les indices dont je dispose ne me permettent pas de vous reconnaître formellement. 

Mon premier sentiment se tourne vers Jacques Régulier, premier époux de Catherine Valentin. Dans ce cas, permettez-moi que je vous appelle Jacques, le temps de  ces quelques lignes. 

Imaginons votre histoire. Originaire de la paroisse d'Athée, près de Craon, vous vous installez à Lüe pour être domestique du Sieur Louis Jobal. C'est là que vous rencontrez Catherine, fille de Bernard Valentin, le Garde des Bois de ce lieu.Vous tombez tous les deux amoureux et de votre histoire nait un enfant, Louis-Joseph. Pourtant, le père de Catherine n'apprécie guère cette relation car il aurait sans doute préféré un meilleur parti pour sa fille. Le mariage était-il impossible ? Après la naissance d'un deuxième enfant né de père inconnu, vous épousez enfin Catherine. Mais cette histoire ne résistera pas longtemps. Lorsque la Révolution française éclate, vous devez quitter le pays avec votre maître. C'est le temps de l’émigration. Catherine doit divorcer afin de sauver sa tête et sa famille. C'est la Terreur.  Bien des années plus tard, à votre retour, et malgré un remariage de Catherine, vous vous retrouvez et vous vous installer à nouveau tous les deux dans une petite maison des Étangs.

Cette hypothèse est fortement envisageable car après votre décès, il est signalé que Louis-Joseph Walentin est votre propre fils. Pourtant, j'ai encore quelques doutes...

Mon deuxième sentiment se tourne vers Joseph François Louis de Jobal, propriétaire du château et des terres de Lüe. Dans ce cas, Sieur Jobal, puis-je imaginer que vous vous seriez épris pour la jeune Catherine Valentin, fille de votre Garde des Bois ? Un indice semble aller dans ce sens. A la naissance de ses deux enfants naturels, Catherine décide de les appeler tout les deux Louis-Joseph et Joseph. Le prénom Joseph revient donc à chaque fois. Était-ce là une façon de signifier de manière détournée votre identité ?

Quoi qu'il en soit, je ne sais pour l'instant avec exactitude qui vous êtes, cher monsieur X. Je resterai donc pendant très longtemps dans le doute, à moins que de nouveaux éléments viennent me donner de nouveaux indices...

En attendant, chez monsieur X, veuillez recevoir les salutations de votre lointain descendant !


Sébastien




mardi 27 novembre 2018

#ChallengeAZ 2018 - Lettre W écrite à WALENTIN Louis-Joseph

La famille Valentin aura eu la bonne idée de modifier l'orthographe du patronyme en changeant le V par un W, ce qui me permet aujourd'hui de continuer sur ma lancée en écrivant ma lettre du #ChallengeAZ 2018 à Louis-Joseph WALENTIN, fils de Catherine VALENTIN pour qui j'ai écris ma missive d'hier.

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Mardi 27 novembre 2018

Louis-Joseph,

J'ai écris hier à votre chère mère pour qui j'ai beaucoup d'affection. Je sais que sa vie n'a pas été facile et qu'elle a été confrontée à bon nombre de soucis. J'espère en tout cas qu'elle a pu profiter des moments joyeux.

Tout comme votre mère, votre existence a été façonnée par le déroulement de l'histoire. Vous êtes né à la veille de la Révolution française, en août 1788. Votre maman, célibataire, vivait encore avec ses parents dans une maison du domaine du Lüe, situé dans la paroisse de Hayes.Vous êtes encore un petit enfant lorsqu'elle se marie avec Jacques Régulier, domestique du comte de Jobal. Pourtant, cet équilibre familial reste précaire puisque Jacques doit émigrer avec son maître aux pires moment de la Révolution. Votre mère est contrainte de divorcer d'avec son époux et la situation devient difficile. Heureusement, toute la famille est accueillie chez votre oncle à Pontigny.

Malgré ces circonstances misérables, vous suivez une éducation qui vous permettra d'apprendre à écrire. Je suis toujours admiratif de votre signature qui montre votre maîtrise de l'écriture. Votre parrain, Louis Valentin, maître d'école à Servigny, n'y est sans doute pas pour rien.



Après le retour de Jacques Régulier, le noyau familial se reforme pour habiter dans une petite maison située dans la rue principale de la commune des Étangs. Il y avait votre mère, Jacques Régulier, votre frère cadet Jean-Jacques Régulier, et votre petite sœur, Marguerite Gasner, née du second mariage de votre mère avec Nicolas Gasner.

Seulement, quelques années plus tard, vous êtes convoqués. C'est l'heure de la conscription. La Grande Armée a besoin d'hommes car les guerres se suivent et demandent des contingents de plus en plus importants. Au jeu du hasard, vous tirez malheureusement le mauvais numéro.

En juin 1807, vous quittez votre mère pour partir, loin. C'est d'abord Ostende, dans le département de la Lys, où vous suivez votre instruction militaire au sein du 13ème Régiment d'Infanterie Légère.

Je disais que votre vie a été façonnée par l'histoire. Effectivement, à la fin de l'année 1807, l'engagement de la France dans les affaires de la péninsule Ibérique déclenche la guerre d'Espagne. C'est un conflit brutal qui s'étalera sur plus de six ans, et qui affaiblira irrémédiablement l'Empire. 

C'est à ce moment que votre bataillon entre dans la formation du 13ème régiment provisoire qui sera ensuite rattaché au 119ème régiment de ligne. Vous partez au combat sur le territoire espagnole.

Les combats s'enchaînent. Vous échappez aux blessures, à la fièvre dysentérique, mais aussi à la mort. Chaque semaine, on compte de plus en plus de blessés, de malades et de décès. Parmi eux, il y avait des compagnons d'arme, mais aussi des amis car c'est tout votre groupe de jeunes conscrits de juin 1807 qui se retrouve dans le 119ème régiment de ligne.

Medina-del-Rio-Seco, Burgos, Saragosse, Avila...

Et puis il y a ce jour du 3 juin 1811, à Astorga. Lors de combats, vous êtes atteint par un coup de fusil à l'avant-bras droit, fracturant le radius. Vous êtes rapatrié à Dax pour être soigné. Malgré les soins, la balle ne peut être extraite. Vous êtes congédié en vous pouvez rentrer au pays, après 4 ans d'absence.

Pendant ce temps, la vie s'était écoulée. Votre mère et Jacques Régulier sont partis rejoindre le bon Dieu. Vous retrouvez alors votre frère et votre sœur, un moment sans doute mêlé d'émotions de joie et de tristesse.

Vous vous marierez ensuite avec Catherine BERARD pour fonder une famille, votre famille. Vous vivrez alors simplement grâce à votre emploi de manœuvre et la pension de 150 francs annuelle que vous recevrez en tant que soldat retraité.

Louis-Joseph, je ne sais pas si je dois vous le demander directement. Pourtant, il me reste une question aujourd'hui sans réponse. Malgré mes recherches et les indices en ma possession, je ne sais toujours pas qui est votre père. Peut-être ne le savez-vous pas vous-même ?

Veuillez recevoir en tout cas, mon chez Louis-Joseph, toute l'affection d'un lointain descendant.

Sébastien

lundi 26 novembre 2018

#ChallengeAZ 2018 - Lettre V écrite à VALENTIN Catherine


Le #ChallengeAZ 2018 arrive dans sa dernière semaine. Depuis début novembre, les lettres écrites à mes aïeux et collatéraux m'ont permis de mettre par écrit des interrogations, des doutes mais également des sentiments. Je vous remercie en tout cas, fidèles lecteurs, pour l'ensemble de vos marques de sympathies, commentaires et partages qui m'ont touchés.

Ma lettre d'aujourd'hui est destinée à Catherine VALENTIN, mon aïeule pour qui j'ai consacré tout un projet de recherche au début de l'année 2018 (#Projet3Mois). Pour ceux qui me suivent déjà, vous savez que son histoire me tient particulièrement à cœur...


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Lundi 26 novembre 2018


Ma chère Catherine,
En écrivant ces mots, je ressens une profonde émotion teintée de tendresse, de respect mais aussi de tristesse. En réalité, même si nous sommes séparés de huit générations, je me sens très proche de vous, au point d'avoir l'impression de vous avoir connu.

Durant ces derniers mois, vous avez accompagné mes longues soirées pendant lesquelles j'essayais de retrouver les traces de votre vie. Et pour cause ! Vous concentriez une très grande partie de mes interrogations généalogiques. Alors, j'ai commencé à mieux vous connaître : les circonstances de votre naissance, la venue au monde de vos enfants naturels, votre mariage avec Jacques Régulier, les vicissitudes de la révolution, votre divorce, vos joies et surtout vos peines. 

Catherine, j'ai été particulièrement touché par votre histoire car la mauvaise fortune ne vous a pas épargnée.

Votre destin est intimement lié à celui de Jacques Régulier, votre premier mari. Je crois très sincèrement que vous vous aimiez. Certes, je n'en ai aucune preuve et pourtant ! Peu après votre mariage en 1791, vous êtes contrainte de divorcer d'avec lui car il a du émigrer pendant la Terreur avec Sieur Louis Jobal, son employeur. Votre vie en est alors bouleversée. Vous devez élever seule vos deux enfants : Louis Joseph et Jean-Jacques. Heureusement, votre sœur Marie et son époux vous accueillent et vous soutiennent. En 1801, vous attendez un nouvel enfant. Devant cette situation, vous vous mariez avec Nicolas Gasner, maçon de Courcelles-Chaussy, veuf, et sans doute ami de la famille. Était-il vraiment le père ? Catherine, permettez-moi d'en douter. J'ai le sentiment qu'il s'agit en fait de Jacques, revenu d'émigration et dont la présence est à ce moment totalement clandestine. Le mariage doit alors éliminer tout soupçon.

Catherine, je me sens si proche de vous. Ces derniers mois, mes recherches m'ont amené à retracer le fil de votre existence et à comprendre le contexte si particulier dans lequel vous avez vécu. Je connais beaucoup de choses sur vous mais finalement, que sais-je vraiment ? J'ai l'impression de vous connaître et pourtant, nos regards ne se sont jamais croisés. Nos regards sans doute, mais nos âmes et nos cœurs ?

Je ne sais pas si nous pouvons ressentir, nous vivants, les signes d'une présence et d'une bienveillance de nos aïeux. Pourtant, lorsque je suis passé dernièrement à Lüe et aux Etangs, j'ai eu une sensation très étrange, comme si je ressentais un lien très fort, au plus profond de mon être. J'en fus bouleversé. Peut-être qu'à ce moment précis, nos cœurs et nos âmes se sont croisés.

Catherine, j'ai été particulièrement ému lorsque j'ai retrouvé l'inventaire après décès de la maison que vous occupiez avec Jacques à la fin de votre vie. J'y ai appris que vous étiez tous deux malades et que votre situation financière n'était pas des plus confortables. Émotion et tristesse d'autant plus fortes que l'ensemble de vos biens ont du être vendus aux plus offrants pour pouvoir payer vos dettes : toute une vie éparpillée en quelques heures... 
Catherine, je voulais au travers de cette lettre vous rendre hommage et vous sortir de l'oubli. Toute votre existence, vous n'avez eu de cesse de vous battre pour votre vie, celle de vos enfants, et j'imagine pour vos idées.

Puissiez-vous Catherine recevoir, au travers de ces mots, la marque de mes sentiments et de mon amour filial. 


Sébastien
Le Château de Lüe à côté duquel a vécu Catherine VALENTIN (Source : Delcampe)

samedi 24 novembre 2018

#ChallengeAZ 2018 - Lettre U écrite à un être Unicellulaire, LUCA

C'est aujourd'hui la lettre U du  #ChallengeAZ 2018. Au départ, j'étais peu inspiré... mais j'ai trouvé un aïeul très particulier à qui je pouvais écrire ma lettre du jour : un être Unicellulaire prénommé LUCA. Nous sommes ici aux origines de nos arbres généalogiques.


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Samedi 24 novembre 2018

Cher LUCA,

Permettez-mois d'abord que je me présente. Je m'appelle Sébastien et je suis l'un de vos (très) nombreux descendants. Rendez-vous compte : 3,8 milliards d'années nous séparent ! Cela fait beaucoup de générations (je n'arriverais même pas à vous donner un numéro Sosa!).

Vous vous appelez LUCA. C'est un acronyme issu de l'anglais (Last Universal Common Ancestor) que je trouve beaucoup plus élégant que la traduction française "DACU", pour dernier ancêtre commun universel. Bon... Restons donc avec LUCA.

Vous viviez à une époque où le climat était très différent de celui d'aujourd'hui. La température moyenne ? Je dirais entre 40 et 85 °C selon les sources. Certes, le soleil avait une puissance plus faible qu'actuellement, mais l'atmosphère était chargée en CO2, en azote et aussi sans doute en méthane. Cela fait beaucoup de gaz à effet de serre ! Voyez-vous, avec 15°C,  la température moyenne de la Terre s'est considérablement rafraichie... Je sais, ce n'est pas un temps à mettre un LUCA dehors.

Figurez-vous que l'on retrouve aujourd'hui votre arbre généalogique descendant dans de nombreux ouvrages et publications. Une bien belle famille me direz-vous ! Oui effectivement. Par contre, avec le temps, de nombreuses branches se sont éteintes. C'est triste, mais bon, entre-nous, je ne regrette pas que la branche des dinosaures ait disparu !

Arbre simplifié descendant de LUCA - source https://www.schoolmouv.fr
A quoi ressembliez-vous ? Si j'en crois les scientifiques, vous étiez une "cellule assez complexe", capable de vous reproduire. Vous aviez un génome de quelques centaines de gènes, mais c'était assez suffisant pour vivre à cette époque ! (personnellement j'en ai environ 20 000). D'après un chercheur, William Martin, vous étiez un être autotrophe, anaérobique, thermophile, dépendant du dihydrogène et du CO2 avec une voie réductrice de l'acétyl-coenzyme A et pouvant fixer le diazote !
Rien que cela ! Voyez-vous, je ne sais pas si j'en sais autant sur mon arrière-grand-oncle Jean !

Quoi qu'il en soit, LUCA, je pense que pouvez être fier de vous car vous êtes à l'origine de l'ensemble des formes de vie sur Terre et rien que pour cela je vous en félicite ! A nous maintenant de prendre le relais et de faire que la vie puisse continuer à prospérer !

Votre très lointain descendant, Sébastien

vendredi 23 novembre 2018

#ChallengeAZ 2018 - Lettre T écrite à Thérèse BERNARD

Le vingtième jour du #ChallengeAZ 2018 ! Aujourd'hui, ma lettre est adressée à Thérèse BERNARD, ma sosa 255. Vous allez voir qu'elle m'a posée (et me pose encore) beaucoup de questions... Un puzzle avec plein de pièces, dont certaines manquantes, et d'autres qui ne correspondantes pas...

 

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Jeudi 23 novembre 2018


Thérèse,
Je me nomme Sébastien et je suis l'un de vos nombreux descendants. Sept générations nous séparent et, en particulier, vous faites partie de ma lignée maternelle que l'on appelle cognatique. Oh j'imagine que vous n'aviez jamais entendu ce mot auparavant ! J'ai fait pour vous cet arbre ascendant simplifié pour que vous puissiez mieux voir notre lien de parenté.



Thérèse, je dois avouer que vous m'avez donné quelques difficultés dans mes recherches, étant dans l'impossibilité de retrouver vos origines, ainsi que celles de votre époux, Nicolas ARNOULT.

Ce n'est que très récemment que j'ai pu consulter les actes de mariage de votre fille Catherine: avec François Vaillant en 1832 et avec Antoine Harter (mon aïeul), en 1836. Il y avait là une information des plus capitales. J'ai appris avec tristesse que vous étiez décédé en 1817, à l'âge de seulement 46 ans en laissant votre fille, Catherine, orpheline, qui n'avait que 5 ans. Je dis orpheline car le père de votre enfant n'a vraisemblablement pas voulu (ou pu) s'en occuper. Il est ainsi dit qu'elle avait été élevée à la charge de l'Hospice Saint-Nicolas de Metz, alors que son père était toujours vivant...

Vous concernant, je n'ai retrouvé aucun acte de mariage avec ce Nicolas Arnoult, ce qui rendait la tâche de la recherche de vos parents des plus compliquées ! Je devais donc consulter votre acte de décès.  Pourtant, même si je l'ai retrouvé, il y avait quelque chose qui n'allait pas: vous étiez dites mariée avec Nicolas MATHIEU, en son vivant chapelier (et non Nicolas ARNOULT, forgeron). Était-ce une erreur ? Pourtant votre âge correspondait.

Ensuite, j'ai pour ainsi dire des pièces de puzzle... J'ai pu retrouver votre supposé acte de mariage avec Nicolas Mathieu le cinq pluviôse de l'An 3 de la république française (soit le 24 janvier 1795) à Moyeuvre-Grande. Certes, les parents sont cités. Mais s'agit-il vraiment de vous ?

Et ensuite ? Que s'est-il passé ? Étant supposé que  vous aviez été marié avec Nicolas Mathieu, puis Nicolas Arnoult. Qu'est-il arrivé à votre premier époux ? Je n'ai retrouvé aucun acte de décès. Aviez-vous eu d'autres enfants ? Pourquoi votre second mari a t'il abandonné votre fille Catherine ?

Vous voyez, j'ai beaucoup de questions et peu de certitudes vous concernant. Je ne sais pour l'heure vers quelle source me tourner pour retrouver des preuves, des informations... c'est à dire vous retrouver.

En attendant, veuillez recevoir, Thérèse, toute l'affection d'un de vos descendants.


Sébastien

jeudi 22 novembre 2018

#ChallengeAZ 2018 - Lettre S écrite à SCHWEITZER Johan, aux confins de ma généalogie

Le #ChallengeAZ 2018 continue et nous arrivons tout doucement à la fin de ce formidable rendez-vous annuel qui permet de partager et de découvrir des articles passionnants et étonnants pour certains. Aujourd'hui, ma lettre est destinée à une personne particulière de ma généalogie puisqu'il s'agit de mon plus ancien ancêtre connu. Il s'agit de Johan (der) Schweitzer, également appelé Johan le Suisse. Il aurait vécu dans la première moitié du 16ème siècle dans la prévôté de Thionville et correspond à mon sosa 113 520 (soit 17 générations...).

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Jeudi, 22 novembre 2018

Sieur Johan des Schweitzer,

Je suis très honoré de vous écrire cette missive car vous avez un rôle particulier dans ma généalogie : vous êtes mon plus vieil ancêtre connu. Imaginez ! Dix-sept générations nous séparent et nos vies sont séparées de près de 500 ans.

Si j'en crois les arbres généalogiques existants, vous seriez né vers 1510 et décédé après 1576. Vous seriez ainsi le plus ancien des Schweitzer connu dans la Prévôté de Thionville. Ainsi, au dénombrement des feux du Duché du Luxembourg de 1570, vous êtes cités comme échevin de la paroisse de Bueffingen (Beuvange-sous-Saint-Michel). Vous y êtes nommés "le Suisse" : ce terme ne laisse guère de doute sur vos origines géographiques.

J'affirme tout cela mais je n'ai aucune preuve de mes dires... et d'ailleurs, j'ai quelques doutes. Et pour cause ! D'autres sources mentionnent l'arrivée de votre famille dans la Prévôté après la guerre de Trente Ans... soit bien après 1570.

Qui croire alors ? Avec tout cela, vous me mettez dans l'embarras... 

Oh ! Je sais bien que vous ne me serez d'aucune aide... Peut-être souhaitez-vous rester inaccessible, demeurer dans les profondeurs de l'histoire... Mais non. Ce petit jeu de cache-cache a assez duré ! Vous pouvez ricaner ! C'est à moi maintenant de poursuivre les recherches, retrouvez des actes, remonter aux sources des informations... Je conçois que la tâche est ardue, car les documents qui subsistent de votre époque sont de plus en plus rares... 

En attendant de vous connaître, veuillez recevoir, Johan, mes plus sincères salutations.

Sébastien


La prévôté de Thionville, délimitée en rouge, reproduite sur une carte de 1705 intitulée : Le Duché de Luxembourg divisé en Quartier Walon et Allemand dans chacun desquels sont diviséz, les Seigneuries, Prevostés et Comtés. Le Duché de Bouillon, le Comté de Namur et le Pays entre Sambre et Meuse. - Domaine public