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Mardi 20 novembre 2018,
Sieur Sébastien Querton
Vous ne vous doutez sans doute pas que le rédacteur de cette lettre est un lointain descendant. Lorsque je dis lointain descendant, je ne vous mens pas puisque onze générations nous séparent. Imaginez : 320 ans de différence d'âge !
Vous êtes nés dans les années 1660 et vous êtes le fils d'Anthoine Querton (ou Kerton, Cœurton, ou Curton, ou Kertzen...). Le lieux et la date exacte de naissance, je ne les connais pas. Votre mère, je ne la connais pas non plus... Il faut dire que les curés étaient peu loquaces dans les registres paroissiaux à votre époque...
Vous vous êtes marié avec Marguerite Jacob en 1688 et vous aurez au moins six enfants. Parmi eux, il y a Marie, votre benjamine, qui épousera Nicolas Valentin en 1724. Ce sont mes ancêtres. Vous ne verrez malheureusement pas ce mariage car vous avez quitté ce monde début juin 1715 à l'âge de 55 ans (votre père décédera deux mois plus tard à l'âge vénérable de 92 ans!).
Je vous écris cette lettre car je me pose une question depuis plusieurs années au sujet de votre famille. Je trouve la trace de vos propres aïeux dans les paroisses de Fameck et Beuvange (Richemont) dans les années 1660/1670. Pourtant, et comme c'est le cas pour certains de mes autres ancêtres, je me demande si vous n'êtes finalement pas originaire d'une toute autre région... Votre famille ne s'est-elle pas installée dans le Bailliage de Thionville dans les années 1650 pour repeupler le territoire meurtri par la guerre de Trente Ans (ou des Craoates si vous préférez) ? Êtes-vous originaire du Hainaut ?
Je ne sais pas si vous me répondrez un jour directement, mais je suis ouvert, Sieur Sébastien Querton, à tout indice que vous pourriez me transmettre, et peu m'importe la voie que vous emprunterez !
En attendant, veuillez recevoir les salutations d'un lointain descendant.
Sébastien
| Cartes des Naudins (1728 à 1739) |